Vous connaissez la Sécurité Sociale de la santé ?
Depuis quelques années, de nombreux acteurs œuvrent à travers la France pour que nos élus s’attaquent enfin sérieusement au droit fondamental à l’alimentation.
L’idée est de mettre en place en France une Sécurité Sociale de l’Alimentation (SSA) s’inspirant largement des principes qui étaient ceux de la Sécu lorsqu’elle fut créée à la sortie de la guerre en 1945 : un financement basé sur un système de cotisations, permettant de garantir un accès universel et inconditionnel, à toutes et à tous, riches comme pauvres, français comme étrangers, à des produits alimentaires conventionnés, sélectionnés selon un processus démocratique. L’alimentation est le premier des médicaments !
La SSA permettrait d’en finir une fois pour toute avec la précarité alimentaire. Le conventionnement des produits éligibles traiterait vraisemblablement aussi les enjeux de transition écologique pour notre agriculture et nos industries agroalimentaires car il flécherait, grâce à l’intelligence collective d’un processus démocratique, les dépenses alimentaires en priorité vers les produits bio, locaux, paysans, bruts ou peu transformés etc.
Le principe ?
Chaque personne, y compris les enfants, résidant sur le territoire français disposerait d’une carte SSA, l’équivalent de la carte Vitale de la Santé, sur laquelle il ou elle disposerait de 150€ de crédit mensuel à dépenser pour son alimentation sur les produits conventionnés de son choix.
Pour en savoir plus, nous vous invitons à lire la BD très ludique « encore des patates », disponible gratuitement ici.
Qu’envisageons-nous de faire exactement à La COOP ?
La COOP souhaite apporter sa pierre à ce fabuleux édifice en construction. L’histoire nous montre que c’est en multipliant les initiatives, en testant les systèmes, en faisant connaître leurs portées sociales et écologiques révolutionnaires – comme l’était la Sécu en 1945 – que nos élus s’empareront de ces sujets et qu’une mise en œuvre à l’échelle nationale pourra être envisagée.
A La COOP, via un financement socialisé entre le magasin, ses clients, les bénéficiaires et une poignée de partenaires, une cagnotte de 150 € sera créditée le 1er de chaque mois sur les comptes clients de 25 familles guyancourtoises bénéficiaires.
Chaque bénéficiaire pourra profiter de sa cagnotte sur l’ensemble des produits vendus à La COOP Villaroise et ce sans aucune forme de stigmatisation en magasin : il ou elle passera en caisse et réglera ses courses comme n’importe quel client, en utilisant notre système informatisé d’acompte sur lequel sera crédité sa cagnotte mensuelle.
Les 25 bénéficiaires seront sélectionnés selon des modalités qui restent à définir, mais nous nous rapprocherons du CCAS de Guyancourt, de Bouche & Cœur et de l’UVSQ pour cela.
Budget et financement
Le budget annuel requis s’élève à 45 000 € pour 25 bénéficiaires recevant chaque mois 150 € TTC.
Pour financer ce budget, nous prévoyons :
- De reverser la marge réalisées sur ces ventes (11 000€). Nous ne souhaitons évidemment pas gagner d’argent sur ce projet. La TVA (3 000€) est considérée comme neutre pour nous.
- De flécher sur cette expérimentation une partie du budget que nous réservons désormais chaque année au financement de projets « politiques » (6 000€)
- De faire participer 2 à 3 marques bio « amies », sensibles à ces enjeux (3 000€)
- Enfin, pour respecter le côté universel de la participation au financement, les bénéficiaires eux-mêmes participeront (15€/mois/personne, soit 4 500€, cela reste en réflexion à ce stade) ainsi que l’ensemble de nos clients et des salarié·es de La COOP (17 500€).